Marie-Claude Bibeau

Votre députée de


Compton-Stanstead

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Mois de l’histoire des femmes

OCTOBRE EST LE MOIS DE L’HISTOIRE DES FEMMES AU CANADA. POUR L’OCCASION, NOUS VOUS PRÉSENTONS DES PERSONNALITÉS FÉMININES DE NOTRE RÉGION QUI ONT EMPLOYÉ LEUR ÉNERGIE, LEUR PASSION ET LEUR TALENT À ACCOMPLIR LEURS OBJECTIFS ET À PRENDRE LEUR PLACE DANS LE MONDE.

HONORONS CES FEMMES DE CHEZ NOUS !

 

Chantal Ouellet  |  Un pilier de la ville de Scotstown

En politique municipale depuis près de 40 ans, ses implications dans sa collectivité ne se comptent plus. Dès son arrivée dans la région de Scotstown en 1976, elle œuvre auprès du Comité culturel, du Cercle des fermières et un peu plus tard, de l’Association féminine d’éducation et d’action sociale (AFEAS). Elle se lance pour la première fois en politique municipale à l’âge de 28 ans (et enceinte!), sur recommandation de plusieurs concitoyens et proches collaborateurs qui reconnaissent en elle la capacité de défendre le bien public.

Elle confesse qu’outre sa fougue naturelle, sa mère y est grandement pour quelque chose dans sa conception idéale de la femme engagée. En effet, même avec 6 enfants, sa maman arrivait à donner du temps à sa communauté !

Tout au long de sa carrière, Mme Ouellet a pu constater à quel point le palier de gouvernement municipal est varié et stimulant. Avec des dossiers aussi importants que les procédures légales, la gestion des déchets, l’assainissement des eaux, l’aménagement du territoire, le tourisme et la culture, Mme Ouellet nous rappelle que le milieu municipal s’est considérablement complexifié depuis son entrée en politique. Elle avoue d’ailleurs avoir eu la chance d’apprendre quelque chose de nouveau tous les jours.

Elle déplore l’hésitation de plusieurs femmes à se lancer dans ce milieu décisionnel : « J’ai vu trop de femmes talentueuses ne pas détenir suffisamment de confiance en elle pour faire le grand saut. On n’imagine pas combien on est compétente et utile pour notre communauté. Le paradoxe réside dans le fait que le milieu communautaire est quand même bien représenté par les femmes, mais lorsque vient le temps de s’investir en politique, d’être une décideuse ou une élue, beaucoup choisissent de ne pas le faire par peur, alors que ces femmes sont la plupart du temps les plus outillées ou les plus habilitées à apporter leurs idées et leur expertise. »

Rappelons que Mme Ouellet a remporté, il y a à peine un mois, le prix Elsie-Gibbons de la Fédération québécoise des municipalités soulignant sa contribution exceptionnelle au monde municipal.

Nul doute que son parcours inspirera d’autres femmes de partout au pays ! Bonne retraite bien méritée, Mme Ouellet !

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Cheryl Gosselin  |  Sur la trace des pionnières du féminisme

Professeure et chercheuse au département de sociologie de l’Université Bishop’s depuis 1991, Dre Cheryl Gosselin n’a pas manqué de modèles féminins avant-gardistes dans sa jeunesse. Outre sa mère qui devait subvenir seule aux besoins de sa famille, elle était aussi entourée de trois tantes aux parcours peu communs pour les années 60. Que ce soit celle qui était propriétaire d’une boutique de corsets, celle à la tête du couvent des Sœurs grises ou celle qui était syndicaliste et poursuivait une carrière chez Bell Canada, toutes ces femmes de caractère ont influencé Mme Gosselin à foncer et à atteindre ses objectifs professionnels.

Au cours de ses études, Mme Gosselin était intriguée par les nombreuses problématiques touchant les femmes et surtout par le manque de solutions pour les résoudre. Épaulée par sa professeure et mentore Melissa Clark-Jones, sa curiosité et sa persévérance l’ont menée à l’obtention d’un doctorat traitant du militantisme social et politique des femmes au Québec. Les minorités visibles, le féminisme et l’histoire des femmes des Cantons de l’Est sont au cœur de ses intérêts de recherche actuels.

Elle encourage toujours ses étudiants et étudiantes à s’engager dans leur collectivité. Elle prêche d’ailleurs par l’exemple puisqu’elle a œuvré durant plusieurs années auprès du « Quebec Community Group Network » et du « Lennoxville and district Women’s Centre ». Elle est présentement fortement impliquée avec l’Association des Townshippers et le Centre de ressources pour l’étude des Cantons-de-l’Est.

Elle croit fermement que la plupart des changements passent par le travail de terrain au niveau local. Par exemple, elle affirme que ce ne sont pas les politiques gouvernementales antiracistes qui faciliteront l’intégration des immigrants dans la société québécoise, mais plutôt le dialogue entre les différentes cultures au niveau des collectivités. Se rencontrer entre familles dans les fêtes de rues, se côtoyer parce que nos enfants vont à la même école, tout cela contribue à se comprendre et à accepter nos différences.

Finalement, elle nous rappelle que ce sont les femmes pionnières qui se sont battues pour l’amélioration de notre condition qui font en sorte que nous sommes en mesure, à notre tour, d’apporter notre contribution à la société. Alors, qu’attendons-nous pour nous impliquer auprès d’un organisme communautaire ou bien en politique municipale?

L’engagement citoyen est à la portée de tous!

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GISÈLE BERGERON  |  Femme politique, femme de passion !

Nous tenons à souligner la contribution exceptionnelle de Mme Gisèle Bergeron à sa collectivité.

Résidente de Bromptonville depuis 1950, elle est impliquée dans le bénévolat depuis plus de 40 ans. Que ce soit dans le domaine communautaire, social, politique, sportif ou culturel, cette femme de cœur a sans contredit laissé sa marque dans notre région.

Au fil des années, elle a porté plusieurs chapeaux dont celui de présidente et membre de comités dans plusieurs organismes, première femme commissaire d’école (1966), première femme élue comme conseillère municipale de son village (1979) et fondatrice d’une bibliothèque municipale. De plus, elle a été fortement engagée comme membre du comité de la politique culturelle de Bromptonville et de la construction de la Maison des arts et de la culture de Brompton.

Récipiendaire de plusieurs prix dont la Médaille commémorative du 125e anniversaire de la Confédération du Canada, elle ne cesse de contribuer à l’avancement de sa collectivité et constitue un modèle pour les jeunes femmes d’aujourd’hui.

À la veille des élections municipales, Madame Bergeron n’a pas hésité à prodiguer quelques conseils s’adressant aux femmes qui désirent prendre part aux décisions de leur collectivité. Elle affirme que malgré les hésitations et les peurs que l’on peut ressentir avant de s’impliquer, il ne faut jamais hésiter à prendre sa place. Quand Madame Bergeron s’est lancée en politique en 1979, ce n’était pas pour prendre la place des hommes, mais bien pour prendre sa propre place et partager ses idées et sa vision. Elle considère que la participation à la vie publique d’une communauté constitue une chance extraordinaire même si cela requiert souvent de savoir mettre de l’eau dans son vin. Elle nous rappelle que le but est d’arriver à des résultats concrets et non de vouloir à tout prix avoir raison.

Selon Mme Bergeron, travailler pour le bien de sa communauté constitue en quelques sortes un don de soi, ce qui est à la fois gratifiant et nourrissant. Elle n’a aucun regret concernant les choix qu’elle a faits, si ce n’est que le temps passe trop vite !