Marie-Claude Bibeau

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Mois des femmes

Meagan Reid
Conseillère municipale East Angus

En 2013, à seulement 18 ans, Meagan Reid devient la plus jeune élue du Québec comme conseillère municipale d’East Angus. Très peu commun pour une jeune de son âge de se présenter aux élections, Mme Reid indique d’emblée que « la politique l’a toujours intéressée ». «Il s’agit d’un sujet sur lequel j’aime apprendre, discuter et comprendre ». Malgré cet intérêt, ce qui a réellement fait la différence, c’est son désir d’implication. « À 18 ans, je souhaitais m’impliquer. Je souhaitais laisser une trace, apporter mes idées, organiser des événements, améliorer ma ville sur les aspects qui me rejoignaient. […] C’est l’envie que les choses me ressemblent, de faire avancer les choses et surtout de créer un dynamisme pour faire rayonner notre belle ville. J’adore côtoyer mes concitoyens, j’adore la vie de quartier, de proximité, donc j’essaie le plus possible d’offrir et de créer ces opportunités de rencontre. » Son père, ancien préfet de la MRC qui est très impliqué dans la ville, et son entourage ont aussi eu un impact décisif sur son intention de se porter candidate.

Entourée d’une équipe chevronnée à son arrivée au conseil municipal, Mme Reid estime avoir eu un bel accueil au sein du conseil. « Les gens estimaient mon opinion et certains m’ont coaché pour que je devienne la conseillère que je suis maintenant. »

En 2017, Meagan Reid se présente à nouveau comme conseillère à la ville d’East Angus. Elle indique que « c’est cette impression de travail inachevé et le désir d’en faire encore plus » qui l’a poussée à se représenter. Elle ajoute qu’« il faut plusieurs années pour voir aboutir de grands projets et faire une réelle différence. J’estimais que la ville avait encore à m’apporter et que je pouvais encore apporter à la ville. » Elle est réélue pour un deuxième mandat et reprend sa place dans le comité des loisirs où elle est très investie. « Les loisirs sont une branche pour laquelle j’ai beaucoup d’intérêt, car j’aime prendre part à l’organisation d’événements qui rassemblent les gens. J’aime la fête, le plaisir. Je suis curieuse et je m’intéresse aussi beaucoup à ce qui se passe ailleurs en loisirs et j’essaie de transposer les bons coups dans le quotidien de mes citoyens. »

Dans un contexte de faible participation électorale et de faible représentation au municipal, Mme Reid conclut en soulignant l’importance de l’implication. « À ceux et celles qui souhaiteraient se lancer en politique, je leur dirais d’être passionnés, ouverts d’esprit, de ne pas compter les heures, de ne pas avoir peur de son opinion et qu’il n’y a rien de plus gratifiant et valorisant que de s’impliquer dans son milieu de vie. Si tu as de la  »drive » c’est ta place, fonce! »

 

Michelle Lepitre
Association des Townshippers

Que ce soit au Centre de services éducatifs populaire du Haut-Saint-François, au forum jeunesse, à la maison de la culture de Cookshire ou à l’Association des Townshippers, où elle a fait ses débuts en 2007 et où elle travaille activement encore aujourd’hui, Michelle Lepitre se démarque par son engagement et son désir d’avoir un impact positif sur sa communauté. En effet, dès la fin de ses études universitaires, elle cumule les sièges à différents conseils d’administration afin d’offrir son expertise bénévolement. Depuis 2008, c’est plus d’une demi-douzaine d’organismes qui ont pu bénéficier du support de Mme Lepitre. Ses parents, et particulièrement son père, sont à l’origine ce désir de s’impliquer. « Mon père a toujours été très impliqué comme bénévole lorsque j’étais plus jeune et parfois il m’amenait avec lui lorsqu’il faisait du bénévolat. C’est un homme avec un grand cœur qui veut toujours aider les autres et je crois que j’ai appris de son exemple. »

Au niveau professionnel, Mme Lepitre débute sa carrière postuniversitaire à l’Association des Townshippers. Après cinq ans, elle fait son entrée dans des firmes privées, mais retourne à l’Association après à peine quatre ans. Celle-ci semble tenir une place bien spéciale dans le cœur de Mme Lepitre. « En tant que membre de la communauté d’expression anglaise, je crois que l’Association des Townshippers est un organisme très important pour notre communauté, car ça nous aide à renforcer notre identité culturelle et nous encourage à être fiers de notre culture et de notre histoire. En tant qu’employé de l’Association, je me trouve chanceuse de pouvoir représenter la communauté anglophone tous les jours et cette responsabilité me tient à cœur. »

Cette passion pour l’Association des Townshippers viendrait du parcours de Mme Lepitre où l’association a été omniprésente, mais aussi par le caractère humain et diversifié de l’organisme : « Un emploi en développement communautaire, c’est très diversifié et très actif – c’est rare d’avoir deux journées qui sont pareilles, et même des fois c’est rare d’être au bureau plus de deux jours consécutifs par semaine! – , mais j’adore ça. On ne s’ennuie pas, c’est certain! Aussi, je participe à des activités de l’Association depuis mon enfance et je sens que j’ai un peu grandi avec l’organisation. »

Mme Lepitre a pris la décision de faire sa carrière en Estrie, une région qu’elle a faite sienne. « La région des Cantons-de-l’Est a toujours été mon chez-moi et, honnêtement, je n’ai jamais senti le besoin de quitter cette région à la recherche de meilleures opportunités. J’ai été chanceuse de pouvoir profiter d’opportunités extraordinaires ici même en Estrie ». Pour Mme Lepitre, le fait d’étudier et de travailler en région ne constitue pas une limite en soi. « À Bishop’s University et l’Université de Sherbrooke, j’ai pu faire mes études universitaires dans ma langue maternelle, soit l’anglais. Depuis une douzaine d’années maintenant, j’ai pu occuper des emplois très intéressants dans différents domaines. Je n’ai jamais eu le sentiment qu’il y avait des choses que je ne pouvais pas accomplir parce que je vivais en région. J’adore pouvoir passer mes journées à développer des projets communautaires qui sont destinés aux personnes que j’ai côtoyées toute ma vie, et passer mes soirées à jaser avec mes ami(e)s et ma famille ou à promener mon chien sous les étoiles qui sont si bien visibles ici en l’Estrie! »

Mme Lepitre conclut en donnant un conseil à toutes personnes souhaitant elles aussi s’impliquer dans leur communauté. « Commencer avec des petits gestes. Nous imaginons souvent qu’il faut faire de grands gestes pour faire une différence, mais ce n’est pas vrai! Il suffit de commencer, peut-être offrir à un ami ou à un voisin de l’aider avec un petit projet, offrir quelques heures de bénévolat lors d’une fête de quartier, ou simplement participer à une activité communautaire qui est organisée dans votre village. En commençant plus petit, vous aurez la chance d’expérimenter plusieurs tâches et activités et de voir ce que vous aimez faire, ce qui vous allume. Une fois que vous aurez trouvé ceci, vous ne voudrez plus arrêter! »

 

Monique Bégin
Club Lion de Compton, Optométristes sans frontière

Comme préposée aux bénéficiaires, Monique Bégin a passé sa vie à améliorer celle des autres et son passage à la retraite ne l’aura pas fait changer de cap. Dès le début de sa retraite, Mme Bégin s’allie avec l’optométriste Hector Tremblay et Optométristes sans frontières pour devenir la présidente de la collecte de lunettes usagers pour le sud du Québec. C’est près de 40 000 lunettes qui passeront entre ses mains chaque année et, avec son équipe, elle s’affaire tout l’hiver à nettoyer, analyser et trier ces lunettes. Ce travail colossal ne se fait pas en vain. Ces lunettes sont par la suite distribuées à des personnes dans le besoin par le Dr. Tremblay à Madagascar, au Pérou, en Haïti…  Mme Bégin ne limite pas son implication là, bien au contraire. Très active dans sa communauté, elle organise des levées de fonds pour financer des jeux de parc pour enfants, elle met sur pied chaque année un quille-o-don pour les enfants handicapés, elle se charge de l’aménagement floral du Parc de la Gorge, s’implique activement auprès du Club Lion de Compton et de Coaticook…

Mais d’où vient cette passion de l’autre, cette empathie hors norme qui pousse Mme Bégin à s’impliquer autant? Sans hésitation, elle parle de ses parents, qui étaient des gens de cœurs et qui avaient, eux aussi, cette empathie. Elle souligne l’importance de son mari, Vincent Demers, qui, en plus d’être lui aussi très impliqué, l’encourage beaucoup dans ses activités. Une synergie anime le couple qui se pousse mutuellement au dépassement pour le bien de leur communauté. « Parfois, on se couche le soir mon mari et moi et on se dit ‘Wow! Quelle journée!, mais on est tellement satisfait du résultat que tous ces efforts en valent la peine. C’est très demandant physiquement, mais de le vivre avec quelqu’un aide beaucoup ».

Mme Bégin ne cache pas le fait que sa carrière dans le domaine de la santé l’a aussi poussé à mieux comprendre l’autre : « Être préposée aux bénéficiaires m’a donné encore plus le goût d’aimer les gens. Il y a beaucoup de souffrance, il faut en être conscient, et les gens ont besoin d’écoute À l’époque où je travaillais aux soins palliatifs, un de mes proches est décédé. J’avais une patiente qui a vu dans le journal que j’avais perdu un proche et qui tenait absolument à me souhaiter ses plus sincères condoléances. Cette patiente, qui allait décéder, se préoccupait de moi, de ce que je ressentais. Ça m’a beaucoup marqué ».

Avec ces semaines très remplies et ces multiples implications, d’où lui vient toute cette énergie? Mme Bégin indique sans détour que la clé de cette inépuisable force passe par le fait de faire ce qu’elle aime : « Je n’aime pas la routine et mes implications me permettent justement de faire des activités très variées. L’été, je me concentre sur l’aménagement du Parc de la Gorge et l’hiver, je me concentre sur les lunettes pour Optométriste sans frontière. ». Justement, alors qu’elle est impliquée à mille et un endroits, pourquoi donner aussi de son temps au Parc de la Gorge de Coaticook? « C’est naturel pour moi de faire de l’aménagement et être au parc me permet de voir des gens. Il y a de la vie, c’est dynamique!».

En terminant, que conseille-t-elle aux hommes ou aux femmes voulant s’impliquer comme elle? « Faites du bénévolat à votre rythme. Si vous aimez le projet, embarquez! Il faut sortir, voir ce qui se fait dans différents organismes comme au Club Lion ».  Si Mme Bégin est devenue présidente du Club Lions de Compton, c’est qu’alors que son mari était président de district, elle l’a accompagné dans ses visites des différents clubs et de leurs activités. Lorsqu’elle a vu le vécu singulier de chaque club et leur grand impact positif sur leur communauté, elle a voulu être de la partie. Depuis, elle s’implique activement à son tour dans l’organisation.